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Monday, September 12, 2011

Compte Rendu : Triath'Long Cote de Beaute (TCB)

Pour les personnes qui ne sont pas intéressées par mon "expérience" mais qui veulent mon retour sur cette première édition du Triath'Long Cote de Beaute je vous invite à cliquer ici pour sauter à la conclusion.


Vendredi 9 septembre

J-1, je prépare tout le matériel, en vérifiant plusieurs fois que rien ne manque. L'avant course me stresse autant que l'épreuve elle même, la peur d'oublier quelque chose et de ne pas pouvoir prendre le départ. Ca y est, tout est chargé dans la voiture, et toute la famille est prête. Nous partons à sept: Virginie, les cinq enfants et moi. Il faut d'abord passer une bonne nuit, le départ de la maison est prévu pour samedi à 7h pour un départ de course à 14h30. Je ne me souviens déja plus de ma nuit, je ne sais pas si j'ai bien ou mal dormi... mais je me souviens que je me couche heureux et rassuré car la météo prévue est bonne.

Samedi 10 septembre

Nous voila sur la route. Tout se passe bien. Nous arrivons à Royan vers 10h15. Le parc à vélo est grand, très bien placé en plein centre ville. Marie, du Triathlon Club Royannais et bénévole, me donne mon dossard. Nous parlons quelques minutes, mais mon esprit est déjà ailleurs. Je récupère mon vélo, et mes affaires. Je roule 5/6km pour vérifier que tout va bien. Maintenant que tout est vérifié, Virginie me laisse et part s'installer dans notre location avec les enfants.


Préparation
Il fait très beau, même chaud, il va falloir bien s'hydrater, avant et pendant la course. Le parc a ouvert à 11h. Je place mon vélo. Je prends le temps de bien tout préparer, dépose mon vélo, combinaison, gels et autres boissons. Me voila prêt!

13h30: le parc est rempli. Je discute pas mal avec les autres athlètes du TCN: Alain, Denis, Francois et Jean-Pierre. Nous sommes une heure avant le départ. Il commence à faire très chaud. Les organisateurs ont vu large en terme de planning et c'est tant mieux. Pas de stress! Le vent souffle de plus en plus fort. A tel point que la structure en bambou sur laquelle sont posés les vélos s'écroule. Ahhh... comme moi tous les athlètes stressent pour leur monture. Plus de peur que de mal. Des bénévoles sont appelés pour renforcer la structure.

Nous sommes maintenant à moins d'une heure du départ. Après un briefing nous partons vers la mer. Je me glisse dans ma combinaison, et vais faire quelques mouvements dans une eau à 21 degrés. La partie natation va, je le sens, être un grand moment de plaisir. Les arbitres nous rappellent pour nous positionner derrière la ligne de départ sous l'arche sur la plage. Je suis impatient de partir, j'embrasse Virginie et les enfants, me positionne dans le paquet, et me concentre. Je suis maintenant impatient d'entendre le coup de canon du départ...

Boom !

Natation
Ca y est les fauves sont lâchés! Je coure tranquillement vers la mer, et plonge assez rapidement pour commencer à nager à mon rythme. Je n'aime pas courir dans l'eau ou faire les sauts de dauphins, je trouve cela beaucoup trop fatiguant... sans pour autant je pense me faire gagner du temps. Je vois la première bouée, et mets le cap dessus. Elle est située à 150 mètres. Le départ est assez physique. Je prends pas mal de coups, et les nombreuses vaguelettes levées pas les nageurs me font boire la tasse. Rien de bien méchant.
Je passe la première bouée assez rapidement, je me sens bien. Mais je n'arrive plus à retrouver la prochaine bouée, celle des 800m. Je me laisse "porter" par les personnes qui sont autour de moi. Je n'aime pas ça! Je relève la tête plusieurs fois... Je la vois enfin. Je change un peu mon cap. Ce petit changement ne plaît pas du tout à la personne qui est à coté de moi, qui me le fait savoir en essayant de m'enfoncer dans l'eau au niveau des épaules, en vain... Je sens même une main au niveau de mon cou, comme si cette personne essayait d'ouvrir ma combinaison. Je ne sais pas si mon interprétation est la bonne mais cela pour effet de m'inciter a donner quelques mouvements de jambes pour me sortir de ce paquet. Ça y est me voila au "calme", je vois la bouée, je retrouve mon rythme de croisière. Le passage de la seconde bouée se passe très bien, pas de coup, pas trop de monde. Comme d'habitude je n'ai aucune idée de ma position dans le peloton. Peu importe!

La prochaine bouée est située 200/300 mètres au large. Nous nageons donc vers le large, face au clapot. J'aime nager dans ces conditions. Lors d'un mouvement de bras, je sens un sac plastique... Hmm je me dis que c'est vraiment dégeulasse... J'en touche d'autres. Je réalise qu'il ne s'agit pas de sacs mais de méduses. D'ailleurs je me fait piquer l'avant bras. Mais bon je continue à mon rythme. Voila la troisième bouée, passage très facile peu de monde. Étrange. Il faut maintenant viser l'arche sur la plage en gardant les dernières bouées sur la droite. Ces derniers 800 mètres passent très bien, je n'ai pas retouché de méduse. Je nage le plus longtemps possible, à tel point qu'une personne me marche presque dessus. je trottine vers le parc à vélo, en regardant rapidement ma montre: 31mn... je suis content. Il y a plein de monde sur la plage. Quelle ambiance! J’aperçois Virginie et les enfants qui m'encouragent. Virginie me signale que je suis dans les 100 premiers. Très bien. Les choses difficiles vont commencer...

J'arrive dans le parc à vélo tranquillement en trottinant. Je prends le temps de manger et boire. Eau, Gel et tablette de sel. Je suis le premier du TCN à sortir de l'eau. Alain arrive juste derrière moi. Nous échangeons quelques mots... Je ne me souviens pas du contenu de cette très courte conversation. Je sors du parc doucement, prends le temps de monter sur mon vélo. Ça y est me voila installé sur mon vélo prêt pour les 90km.. pardon les 93km!

Parcours natation sur Garmin Connect.

Vélo
Les 5 premiers kilomètres sont rapides, plat, bon revêtement, vent dans le dos. Je suis content d'avoir fait la reconnaissance en août dernier ce qui me permet de "gérer" la course. J'appréhende les bosses et le vent. Me voila dans la première bosse. Elle passe assez rapidement. Je regarde mes pulsations c'est un peu élever. Il faut que je ralentisse... Les trois premières bosses et descentes sont bien passées. Je n'arrive pas encore à me lâcher dans les descentes mais je freine un peu moins. Quelle frustration! Me faire doubler dans les montées, ne me fait rien, mais ne plus être capable de descendre rapidement m’énerve vraiment. Alain me double dans une cote. Je sais que nous allons passer les 90km "ensemble" comme nous l'avons fait à Sireuil l'année dernière. Je profite du ravitaillement pour me verser un verre d'eau fraîche sur la tête et les épaules. Me voila sur la partie plate du parcours avec le vent dans le dos. Je roule à 35-37 km/h en veillant à ne pas avoir des pulsations trop élevées. J'aimerais rester sous les 140 mais je suis plutôt autour de 140/150... Tant pis je prends le risque. Demi tour, bon maintenant il faut lutter contre le vent. J'essaie de bien me positionner sur le vélo, bien avancé sur ma selle. Je ne force pas trop. Tout ce passe bien. J'arrive a rester à 30-33km/h avec des pulsations autour de 150. Ça va.

Me voila de nouveau dans les 3 bosses, comme prévu Alain me repasse devant. Je prends a boire sur le ravitaillement, un grand verre de boisson isotonique. Il faut que je fasse bien attention a m'hydrater et manger.... Je sais que c'est un de mes gros points faibles. Les bosses passent bien, voila la "dernière" bosse du premier tour. J'attaque la descente la plus dangereuse du parcours. Je tiens le coup, je ne freine pas... et la sur une petite bosse que je n'ai pas vu, je perds le contrôle de mon vélo. Il guidonne. Je freine, je pense avoir crever. je m’arrête en évitant de justesse la chute. Quelle frayeur! Je vérifie si tout va bien sur le vélo, pneus, tension des rayons dans une odeur de caoutchouc brûlé... J'ai freiné assez fort sans bloquer les roues... ouf il n'y a rien. Je repars, stressé mais heureux d’être resté sur la selle et de ne pas avoir crevé. Je roule bien sur les derniers kilos.

Ce premier tour s'est très bien passé. Je me sens bien, je fais attention à bien boire toutes les 7/10mn et manger toutes les 40mn. C'est reparti pour un tour. Sur le plat j'avance bien et comme d'habitude ma vitesse plonge dans les cotes. J'évite de me mettre en danseuse et monte a mon rythme chacune des bosses. Après le petit événement dans la dernière descente du premier tour je n'ose plus trop me lâcher dans les descentes. C'est dur de se faire passer dans les descentes par des fusées... J'ai l'impression d'aller moins vite dans les descentes que sur le plat!!! Ce deuxième tour passe très bien. Alain et moi restons proches, il me passe dans les montées/descentes, je le passe sur le plat. Je croise Anne (Twister) de La Rochelle et nous nous saluons. Anne participe ici a son premier Triathlon long. Ça me fait plaisir de la voir. Croiser une tête connue dans un course, que ce soit un spectateur ou un athlète est toujours motivant. Nous allons d'ailleurs nous saluer plusieurs fois durant le parcours vélo. Sur les derniers kilomètres de ce deuxième tour ma nuque est fatiguée. Mais je veux rester en position aéro le plus longtemps possible. Et de 2! Je me sens bien, pas de douleur ou de fatigue, ma moyenne reste convenable (30/31). Le moral est également très bon. Je ne ressens aucune lassitude, je ne crains pas les 30 derniers kilomètres qui m'attendent. Bon signe!

Je roule toujours au même rythme sur le plat tout, va bien. Je reste "en dedans" dans les montées. Ça y est elles sont passées. Il ne me reste que du plat et 3 bosses. Sur le plat je repasse devant Alain. Je pousse un peu, mais sans passer dans le rouge. Arrivé au demi tour je sens une douleur dans la cuisse gauche au moment de la relance. Aie aie aie, un début de crampe. Restons calme! Je garde ma position aéro en prenant garde a rester sur une bonne cadence. Il me reste moins de 20km... Je sens la crampe qui s'installe. Je m’arrête et m'étire Étonnement mon moral reste au beau fixe, je ne m’énerve pas, et je sais que je vais finir, je n'en doute pas un instant. Alain me double je lui dis que tout va bien... Je lui crie "Une petite crampe". Après quelques secondes d’étirement je repars, en me positionnement différemment sur la selle: je me recule un peu sur la selle pour faire en sorte de faire travailler mes muscles différemment. Ma vitesse n'est pas trop mauvaise, j'arrive à passer d'autres personnes sur le plat. Je double Alain qui semble avoir un coup de mou. Confirmé quelques minutes plus tard car je ne le vois pas me doubler dans les bosses. J'arrive proche du parc à vélo. J’hésite quelques secondes pour savoir si je laisse mes chaussures sur le vélo ou pas… Sachant que le parc à vélo est assez long je prends le risque de déchausser sur les pédales. Tout se passe bien. Yannick, membre du Triathlon Club Royannais et bénévole me salue et me supporte.

Je dépose mon vélo, je suis content d'avoir terminé et me sens bien. Je prends le temps manger et boire. Notamment un gel, de l'eau et une tablette de sel. Au moment ou je pars, Alain arrive pour déposer son vélo. Je me fixe comme objectif de rester devant Alain...

C'est parti pour la section la plus difficile pour moi... J'adore la course à pied mais je souffre beaucoup.

Parcours vélo sur Garmin Connect.

Course à Pied
En sortant du parc, je réalise qu'il y a vraiment beaucoup de monde, de la musique, et Stéphane Garcia qui met une ambiance de folie! Je me laisse porter par cette ambiance et pars serein pour les 21 km de course. Virginie et les enfants sont la, ils m'encouragent. Malo coure à mes cotés sur quelques dizaines de mètres.

Je croise le premier, Herve Faure, impressionnant, il est a quelques centaines de mètres de la fin de son deuxième tour. Je ne sais pas si c'est l'ambiance avec les très nombreux spectateurs, ou le fait de croiser le premier mais je m’aperçois que je coure trop vite. En dessous de 5mn/k. Il faut que je ralentisse sinon je vais exploser en vol. Je me fixe un moyenne de 5:20 au kilomètre... Je passe la première difficulté en marchant, il faut monter une petit bosse avec un chemin de terre. Rien ne sert de se casser les pattes. Pareillement quelques mètres plus loin je descends tout doucement les marches et le chemin de terre. Je reprends mon rythme. Tout va bien. J'arrive à la zone d'épongeage, il faut chaud je me mouille entièrement. avec l'éponge qui nous a été donnée avec le dossard. Ça fait du bien :) ...
J'arrive au ravitaillement, tout se passe bien. Je prends le temps de boire un verre de Coca. Les ravitaillements sont bien fournis: eau, boisson sportive (Nutratletic), Coca pour les liquides, fruits secs (raisins, abricots,..) , fruits (pastèque, orange, ...), sucre, chocolat, .. vraiment très bien. Comme toujours sur le long le prends mon temps: je m’arrête je bois bien, mange, et repars. "Tout va bien, je vais bien ...." Je descends vers la plage de Pontaillac. Je récupère mon premier "chouchou" pour marquer le passage du premier tour.

Premier passage sur le sable... Je trottine en faisant bien attention à ne pas forcer. Je monte les escaliers pour revenir sur le boulevard sur lequel je me remets à courir. Les 4 premiers kilomètres se passent bien. En arrivant autour du cinquième kilomètre je commence a avoir les jambes lourdes mais surtout mal à l'estomac. Je ralentis un peu. Alain me double, il a une belle foulée. Pour ma part je commence à souffrir. Hmm les 16 prochains kilomètres vont être longs. Je suis obligé d’enchaîner course et marche car la douleur au ventre est trop forte. J’espère qu'en ralentissant ces douleurs vont passer. Les derniers kilomètres du premier tour sont vraiment difficiles. Notamment le passage sur la plage de Foncillon, avec la remontée vers la promenade que je fais en marchant. Je termine ce premier tour dans la douleur. Je m’arrête longuement au ravitaillement. J’aperçois à peine Virginie et les enfants. Il faut vraiment que je récupère de la force pour terminer fort. Je continue le parcours en courant/marchant. Je me demande quand même d’où viennent ces maux de ventre. Ai-je trop bu sur les ravitaillements? Le froid sur mon vendre lors de l'épongeage? Ou tout simplement du au fait que je suis parti trop vite en course à pied après un vélo trop rapide pour mon niveau actuel... Peu importe je continue. On verra ça après la course...

Une fois de plus je me fais doubler par beaucoup de monde, c'est un peu dur moralement mais j'ai l'habitude: deux autres membres du TCN me double Denis et Francois. Francois qui a vraiment une très belle foulée. A ce rythme, je pense qu'il va rattraper Alain avant la fin du semi J'ai du mal à rejoindre le ravitaillement du 10ème kilomètre. Passage sur la plage de Pontaillac, récupération d'un autre "choucou"! Ok je dis au revoir aux bénévoles sur la plage... Je ne reviendrais pas ici. Le dernier tour se fait de l'autre coté du parc à vélo sur la grande plage de Royan. J'essaie d'organiser ma course: 2mn de course suivi de 30seconde de marche. Mais la douleur au ventre m’empêche de tenir ce rythme. Je fais au mieux. Arrivé au 14ème kilomètre je me sens un peu mieux. Et je réussi à mieux courir. Est-ce parce que je me rapproche de la plage avec de nombreux spectateurs? ou je vais vraiment mieux? On verra. Ça y est les deux tours "difficiles" sont terminés. Il ne me reste juste un aller/retour sur la grande plage. Ça va aller c'est tout plat... J'arrive a tenir une allure de 6:00/5:30 entre les kilomètres 14 et 15.5, mais les douleurs au ventre reviennent. Je suis obligé de ralentir et de marcher une nouvelle fois. Mais j'arrive à bien avancer lorsque je coure.

Pour la première fois depuis le départ je trouve ça long, et je suis impatient de voir le demi tour et son ravitaillement. Je croise François qui a doublé Alain. Puis quelques minutes après je croise Alain qui comme moi, mais loin devant, souffre. De nombreuses personnes autour de moi marchent... Je n'ose par regarder ma montre. Je sais que je ne vais pas réussi a faire mon objectif "personnel/secret" de 5H30/40 (loin de mes 5:02 de 2005 :( )... Mais il faut que je réussisse à faire sous les 6h. Je vois enfin le demi tour. Je me fais doubler par Jérôme, une des personnes ayant participé avec Virginie et moi à la reconnaissance du parcours en août. J'essaie de rester à ses cotés mais je n'y arrive pas. J'arrive au demi tour, je fais le demi tour, puis je m’arrête au ravitaillement. Je reprends un peu de Coca. Et repars. Il ne reste que trois ou quatre kilomètres. Je continue sur l’enchaînement course/marche. Je me fais doubler par deux athlètes de Saint Herblain, qui me motivent pour finir avec eux. Je tiens 200 ou 300 mètres mais je n'arrive pas a rester plus longtemps. Je n'ai pas mal aux jambes, je ne ressens pas trop la fatigue musculaire, mais mon ventre me fait très mal. Je continue donc a mon rythme. Au fur et a mesure que je me rapproche de la partie nord de la plage j'entends de mieux en mieux l'ambiance de la ligne d'arrivée, sur laquelle sont gonflées deux montgolfières aux couleurs de la Charente Maritime. Quelle organisation!

Je vois le panneau marquant le dernier kilomètre, je regarde ma montre : 5h53mn et des poussières. Je ne peux pas finir en plus de 6h. Je prends mon courage à deux mains. Je me mets à courir. Je me cale à 5:50 du kilomètre. Il faut maintenant courir sur la plage. J'essaie de ne pas ralentir. Je marche quelques secondes puis repars. J’accélère...

Parcours course à pied sur Garmin Connect.

Je passe la ligne en 5h59mn44s avec les enfants et un grand sourire.

Je récupère doucement, après avoir récupéré mon T-Shirt de finisher. Je pars ensuite faire la queue pour me faire masser. Durant toute la course j'ai senti dans ma cuisse la douleur de la crampe qui est arrivée en vélo. Après quelques minute d'attente je monte sur la table. Le kiné travaille sur mes jambes et mon dos. Ça fait vraiment du bien. Je me sens mieux. J'aurais aimé croiser les autres membres du TCN mais ils ont du partir avant moi. Virginie et moi voulons rester jusqu'à l'arrivée d'Anne (Twister). Je vois quelques têtes connues: soit des personnes rencontrées durant la course, ou des personnes rencontrées lors de la reconnaissance. Stephane Garcia au micro annonce l'arrivée imminente des derniers. Nous sortons de la tente pour aller les applaudir. Anne passe la ligne avec deux autres personnes. Un feu d'artifice est lancé. Quelle émotion, je suis heureux, pour elle, pour moi... Je vois que Virginie nous envie. Ce sera son tour l'année prochaine.


Analyse

En résumé je suis très content d'avoir terminé, je restais sur un échec: Sireuil en Juin 2010. Mais je suis un peu déçu par ma performance, particulièrement en course à pied. Pour ma part un premier niveau d'analyse:
  • Natation: je me suis senti bien tout au long de la course, pas ressenti de fatigue
  • Vélo :, au niveau endurance et moral: je n'ai pas vu le temps passé, pas eu de coup de bambou/passage à vide. Mais je manque de puissance dans les cotes -et dois encore perdre du poids-, j'ai peur dans les descentes. La crampe que j'ai eu au 70ème kilomètre montre un problème, selon moi, dans mon alimentation
  • Course à Pied: catastrophique. Des maux de ventre pendant les 3/4 du parcours. J'ai l'impression que musculairement ca allait mais une fois de plus les problèmes gastriques m'ont ralenti.
  • Alimentation: très moyenne, voir pas bonne du tout. Il faut que je recommence a bien mesurer mes besoins et mieux travailler la nutrition avant, pendant et après la course.
Détails:
  • Total: 05:59:44 - 303ème 444 finishers
    • Natation: 00:35:12 (T1 incluse) - 97ème
    • Vélo : 03:08:48 (T2 incluse), 93kms - 225ème
    • Course à pied : 02:15:44 pour 20,3 kms - 388ème (ouch!)
Je dois maintenant me concentrer sur ma préparation 2012 avec comme objectif principal :

    Conclusion

    Cette première édition du Triath'long Cote de Beauté est un grande réussite! L'organisation était impeccable, une très bonne ambiance, avec des coureurs d'horizons différents. Il semble d'ailleurs que pour un grande nombre d'athlètes il s'agissait ici de leur premier long.

    Pour ma part, pour ma première "reussite" après 6 ans d'absence sur du long, j'ai choisi la bonne course. Le cadre est merveilleux :
    • le parc à vélo est idéalement placé pour les coureurs mais surtout pour les spectateurs. En plein centre ville proche de la plage. Ce qui permet aux accompagnants de passer un bon moment entre les différents passages des forçats.
    • le timing est parfait: samedi après midi. Cela permet de prendre le temps de se préparer le matin, et de garder le dimanche pour récupérer et profiter de la famille et de Royan.
    • la natation, malgré les méduses, est vraiment sympa. Je pense, pour le spectacle qu'une petite sortie a l'australienne pourrait également être amusante (pour les spectateurs plus que pour moi :) )
    • le parcours vélo est sélectif mais très beau et fermé a la circulation. Les bosses et le vent participent vraiment à la fête. Le seul petit bémol: le revêtement dans les bosses pourrait être meilleur. Il faut faire très attention sur cette partie du circuit.
    • la course à pied est extraordinaire: pas le temps de s'ennuyer (meme à 6:00 mn/km), des paysages variés, du goudron, de sable, de la terre... et des spectateurs tout du long! Et l'arrivée sur la plage: un très bonne idée!
    • des ravitaillements bien remplis avec beaucoup de choix
    • le buffet de fin de course avec la possibilité de manger avec sa famille à moindre coût
    Je n'ai que 2 petites remarques à faire pour améliorer cette course:
    • marquer par de la peinture fluo les défauts de la route dans les descentes
    • de la soupe chaude et bien salée au buffet
      Comme vous pouvez le voir j'ai adoré cette course. Le Triath'long Code de Beauté vient se mettre à coté d'une course que j'aime beaucoup : Le "Big Kahuna Triathlon de Santa Cruz" en Californie.

        Encore une fois:
        • Grand Bravo aux organisateurs
        • Grand Merci à tous les bénévoles
        • Fécilitations à tous les athlètes
        A l'année prochaine !


        Monday, November 9, 2009

        Compte Rendu: Les 20kms de Paris 2009

        Ca y est, l'objectif "principal" de l'automne est la, nous somme le 10 octobre 2009, je suis dans le train en route vers Paris. Paris, où je dois retrouver des collègues: Benjamin, et Patrice qui comme moi ce sont entraînes sérieusement, et Francois qui lui est plus "tranquilou". Dans le train je recois des messages inquiétants de Benjamin, qui se plaint du ventre, je doute que ce soit le stress, et lui aussi d'ailleurs. Il s'avère qu'il fait un crise d'appendencitite et doit partir en urgence à l'hopital passer quelques examens... et se faire opérer. Bon nous sommes maintenant plus que trois! Je retrouve donc mes compères pour le dîner, un mini pasta party... avec un petit débordement pour ma part: un très bon dessert au chocolat.

        Après une trop courte nuit me voila en short, avec François, dans le métro, je ne suis pas seul. La "transhumance" des coureurs dans paris, cet événement arrive au moins trois fois par an : le semi-marathon (mars), le marathon (avril), les 20 kilomètres (octobre). L'avantage c'est qu'au moins je sais ou aller, je me laisse porter par le flot de sportifs. Je me sens fatigué, pas assez dormi, une rhume que je traîne depuis quelques jours, qui sait, c'est peut être le signe que je suis bien affûte j'en doute :) -

        Me voici enfin sur la ligne de départ, au pied de la Tour Eiffel, que de monde! Ça y est ça commence... tout doucement, trop de monde pour courir, même trottiner, je pars donc en marchant parmi les sac poubelles et autres vêtements utilisés par les coureurs pour se réchauffer... Je traverse la Seine, impossible de profiter du panorama, il faut vraiment faire attention à l'endroit où l'on pose ses pieds. Petit à petit, j'arrive à allonger ma foulée et prendre de la vitesse. Ca ne dure pas très longtemps, chaque virage, carrefour est difficile.

        20 Km de Paris 2009


        Les 2/3 premiers kilomètres ne sont pas très agréables, simplement a cause du monde, mais la vague arrive doucement mais sûrement dans le bois de Boulogne, par une avenue très large. Très sympa! Je me trouve un lièvre, que je vais suivre pendant toute la traversée du bois. Cette personne m'aide à rester concentré sur ma foulée sans trop me préoccuper du "slalom". Je rentre de nouvean dans Paris, la c'est dur car pour dépendre sur les quais de Seine, la voie se resserre, il faut marcher.. Dur dur ! Je n'aime vraiment pas changer de rythme. Nous voici maintenant sur les Quais, un peu plus d'espace, mais pas assez, une femme se prend les pieds sur le trottoir et chute... Quelques personnes s'arrêtent pour l'aider... Le groupe arrive maintenant dans les tunnels le long des quais, sous les tunnels des coureurs chantent/crient, c'est motivant, j'accélère, tout au moins essaie d'accélérer. Je vois de l'autre coté de la Seine des personnes sur le retour... hmm Il reste encore pas mal de kilomètres a courir. Mais ça avance doucement. La traversée de la seine par le pont Royal fait du bien, il ne reste que 3 kilomètres à courir. J'essaie d'accélerer mais une nouvelle fois il faut slalomer entre les personnes pour le faire, c'est vraiment trop fatigant. J'aime courir dans ma bulle sans trop me concentrer sur ce qui est autour, courir de façon "automatique". Ce qui me fait penser à autre chose, l'envie de courir un long trail (30+km c'est déjà assez pour moi), il faut lorsqu'on courre sur chemin faire attention à chaque pas, ce qui est "incompatible", me semble-t-il, avec la course automatique... On verra cela au moment opportun, pour l'instant il faut que je me concentre sur le "finish". Je commence à vraiment être fatigué. Cette course me semble beaucoup plus dure que'Auray-Vannes que j'ai fait un mois auparavant.


        Et voila la ligne d'arrivée: 1h49mn sur mon chrono, 2h00 sur l'horloge officielle. Wow ! Il m'a fallu 11mn pour franchir la ligne de départ, pas étonnant nous étions 27 000 inscrits.


        Content de terminer la course, Francois termine 40secondes derrière moi. Arrgh j'aurais aimé faire mieux. Patrice finis sous les 2 heures très content. Je pense également à Benjamin qui doit être très déçu de n'avoir pu participer à cette course. Mais ce n'est que partie remise!


        Rendez vous lors de ma prochaine course en Novembre!

        Thursday, October 1, 2009

        Compte Rendu du semi marathon Auray-Vannes 2009



        L’avant course



        Nous voici, Virginie et moi à Vannes, le samedi 12 septembre. Une petite chambre d’hotel dans une zone d’activités, pas de quoi faire rêver. En revanche nous avons bien profité de cette journée, en commençant par déjeuner: hmm des pates! Rien de tel avant une course.  Après le déjeuner, nous profitons de notre temps libre pour regarder l’exposition photographique de Vannes. Des photos de marins et familles de marins exposées sur le port et sous les remparts de la vieille ville. Une belle exposition, je vous la conseille!



        Bon il est temps maintenant d’aller chercher mon dossard. Le village expo est grand, ca change du semi Dol-Combourg qui est une petite course. J’aime cette ambiance, des sportifs, partout, de la musique, et des stands qui présentent les prochaines courses importantes: Marathon de la Rochelle, Vannes, 20KM de Paris, Raid du Golfe, ... Me voila donc avec mon dossard numéro : 5410.



        L’après midi est passée très rapidement, nous voila maintenant chez François et Karine, avec qui nous allons partager le dîner, qui est principalement constitué, comme vous pouvez vous en douter de pâtes. François est un collègue de travail qui vit à coté de Vannes et qui participe également au semi-marathon. Nous entamons la discussion sur la course, notre préparation, état, etc etc, très classique pour une veille de course. François souhaite terminer en 1h45, ahhh zut moi qui espère faire moins que lui ca va etre dur... Je ne suis pas capable de courir en dessous de 1h50 ça je le sais! Compte tenu de mon niveau, même au pic de ma forme, je ne coure pas pour le classement, mais uniquement pour essayer d’améliorer mes performances à chaque événement, malgré tout, lorsque je participe a une course avec des amis je ne peux pas m'empêcher d’essayer de faire mieux qu’eux... lorsque cela me semble possible biensur. Bon on verra ce demain !



        Nous terminons le diner un peu trop tard, mais ce n’est pas très grave puisque le semi marathon ne commence qu’a 15h. C’est une première pour moi, car jusqu’ici toutes les courses que j’ai faites ont eu lieu le matin. Il a fait très beau et chaud, avec du vent ce samedi; si le temps est identique pour la course, ce qui est prévu, il va falloir faire attention a bien s’hydrater (le vent accélérant l’évaporation de la sueur sur la peau et donc la déshydratation).



        Dimanche matin, après une bonne nuit de sommeil, Vriginie et moi, nous promenons une nouvelle fois dans le centre ville, et sur le port. J’aime beaucoup cette ville, en fait j’aime beaucoup les villes de taille moyenne et tournées vers la mer: Saint Malo, La Rochelle, Cherbourg, ... Pour le déjeuner d’avant course, nous prenons rendez vous avec Patrice, un autre collègue qui est venu courir le 10km. Nous nous retrouvons donc avec Patrice et Isabelle, dans le “centre ville” d’Arradon. Impossible de trouver un endroit ou manger des pâtes ou équivalent. Nous choisissons don une crêperie, je suis breton ! Un galette complète (Jambon, Oeuf, Fromage pour les incultes), ne peut pas me faire de mal. (Je ne vous cache pas que malgré tout ça ne me rassure pas de partir avec une galette dans le vendre... un peu gras quand même).  Le dejeuner est très agréable même si je commence à me “concentrer” sur la course, mon objectif est de finir sous les 2h, et idéalement sous 1h55... Loin de mon record personnel, mais bon, je me suis laisser aller pendant 3 ans sans rien faire, la reprise est difficile et lente...



        Après le repas, nous souhaitons une bonne course à Patrice, ce 10km fait partie de sa préparation pour les 20km de Paris, qui ont lieu le 11 octobre prochain. Nous voila dans la voiture pour rejoindre Auray et la zone de départ. Je reste assez silencieux, probablement pas très agréable pour Virginie mais c’est plus fort que moi. Il n’y a pas d’enjeu mais malgré tout je n’arrive pas à rester “cool”, c’est toujours comme ça avant les courses. Difficile à expliquer, mais je suis loin d'être le seul comme dans cet état, il suffit de voir les personnes dans les zones de départ des courses.



        Auray Vannes 2009






        Le Départ



        L’attente se fait maintenant un peu longue, il fait chaud, je dois commencer a m’échauffer. Virginie m’embrasse, me donne rendez vous sur la course et surtout à l’arrivée. Ca y est je suis seul, dans ma bulle, je ne vois pas Francois... Difficile de trouver quelqu’un dans une foule de 5000 personnes. Le départ du semi en roller est donné, puis les athlètes en fauteuil... ca va être “mon” tour. Il y a plusieurs “Pacer”, ces coureurs qui portent un drapeau ou ballon avec le temps de course 2h10,2h00, 1h45, 1h30... très pratique pour ne pas avoir a se préoccupé du rythme de course et des temps de passage, il suffit de les suivre! Comme je l’ai dit précédemment, je pense pouvoir faire mieux que 2h mais pas 1h45. Je me positionne donc entre les deux. Je discute un peu avec mes voisins, notamment un coureur qui me demande ce que j’ai sur ma chaussure. Mon capteur Polar S3, je lui montre que j’ai également le capteur GPS et le cardio: mon nom est Robocop! J’aime les gadgets, ca ne me fait pas courir plus vite mais ca me fait plaisir.



        Boom ! Ca y est nous sommes partis!



        La course


        Le départ est vraiment très impressionnant, nous démarrons par une petite cote, ce qui permet de voir la marée humaine avancée doucement. Il me faut à peu près 2/3 minutes pour franchir, en marchant, la ligne de départ. Il est difficile de courir car il y a vraiment beaucoup de monde, je préfère marcher/trottiner plutot que me retrouver parterre en me prenant les pieds dans ceux d’un autre coureur. Ca y est il y a un peu plus de place, je peux enfin courir a mon rythme.



        Pour l’instant je ne profite pas vraiment du “paysage” je reste concentre sur mon souffle, ma cadence de course mais aussi et surtout sur les participants qui m’entourent, et notamment les coureurs “boule de flipper” qui slaloment à toute vitesse entre les gens pour remonter le groupe. Le premier kilomètre se passe tres bien, la vitesse est un peu rapide (XXXXXX) comme toujours, mais je me sens bien. Je me cale sur un rythme en attendant la première bosse, à Baden, avec un peu d'appréhension. Ca y est, j’ai pris mon rythme et peut commencer à “apprécier” la course, le cadre est vraiment superbe, me voici sur le pont du “Bono”.



        La première difficulté est la devant moi, ouhhla, c’est une “vraie” bosse. Je n’arrive pas a voir le sommet, mais la pente est bien raide. Je contrôle rapidement  mon rythme cardiaque, ça va. Ca monte, je réduit la vitesse, la taille de mes foulées, tout en essayant de garder une cadence élevée; je tire bien sur mes bras. Il y a beaucoup de spectateurs, un groupe de musique bretonne. C’est clair le fait d’avoir plein de monde autour de soi ca motive. Je double quelques personnes, mais surtout je me fais pas mal doubler par des personnes qui montent à fond. De la frime ou de la forme? Personnellement je préfère toujours, comme en vélo, ne pas pousser trop dans les montées, et profiter des descentes pour me reposer tout en accélérant. Il faut rester “en dedans”, car la route est encore longue.


        Je continue mon petit bonhomme de chemin, doucement, autour de 5:10/5:20 minutes par kilomètres. Je me sens bien, mais il fait vraiment chaud! Je ne vais pas me plaindre du beau temps, je “souffre” trop du mauvais temps breton depuis mon retour de Californie. Je coure donc avec une bouteille d’eau la main, que je prends a chaque ravitaillement, et lorsque c’est possible je renverse le reste de la bouteille sur la tête, les épaules...


        Auray Vannes 2009


        Auray VannesLe 15ème kilomètre arrive, c’est a partir de la que je vais “essayer” d'accélérer, je ne sais pas trop si je vais pouvoir le faire car les kilomètres 12/13 sont assez durs. Il y d’autres cotes à venir dont une relativement longue, qui se trouve après une longue descente. Ca y est la longe descente arrive, j'accélère et arrive a courir autour de 4:30/4:

        40 minutes par kilomètres. Je double pas mal de gens, c’est motivant! Mais je ne sais pas si je vais réussir à rester devant pendant la montée. Je suis vraiment content de cette longue descente et du rythme que j’ai réussi a garder. Voici la dernière cote “officielle” - car les faux plats ne sont souvent pas pris en compte dans les descriptions de courses-. Je ralenti, et la ca fait mal, cette cote est vraiment dur, je sens la fatigue dans les jambes, les cuisses et mollets me brûlent. “Elle est longue cette p*t*in de cote!”, je me force à “sourire” , c’est ma méthode pour oublier la douleur. Nous quittons la route principale pour une route plus petite, qui monte plus durement. Et la c’est vraiment très très dur. Ca y est la dernière difficulté est passée. Maintenant c’est “facile” :)







        Il y a plein de monde sur le bord de la route, quel plaisir de voir autant de monde. Il ne me reste que 2 ou 3 kilomètres a faire, je viens d’apercevoir Virginie sur le bord, ça me redonne un coup de fouet.... Et j’en ai bien besoin car les derniers 1500 mètres sont en faux plat montant. J’arrive enfin sur le stade! J’aime les arrivées sur les stades, je trouve ça amusant de faire un tour de piste avant la ligne. Ca y est je franchis la ligne, j’ai couru le semi, selon mon propre chronométrage en 1h53mn05s, soit 5:20 mn/km. Objectif atteint! Je m’étais fixé de finir sous les 2h, et idéalement entre 1h50 et 1h55, ce qui est fait.



        Maintenant il me faut me reposer et préparer la prochaine course: les 20 km de Paris le 11 octobre. Je vais essayer d’améliorer un peu ma vitesse par exemple 5:10 mn/km.



        A très bientot.

        Monday, August 24, 2009

        Compte Rendu Semi Marathon Dol-Bretagne


        Par Virginie



        Voilà maintenant 3 jours que je mange des pâtes midi et soir, je n'en peux plus de cette alimentation monotone, monogoût et monocouleur.

        Mais je tiens bon car le départ est proche. Nous sommes logés dans un hôtel miteux près de Combourg. Le patron nous reçoit torse nu à l'entrée de son jardin et nous avons fortement l'impression de le déranger, voir même de l'emmerder.

        Malgré tout, ça fait du bien de poser les valises et de commencer à trouver ses marques dans la chambre d'hôtel.

        Je suis comme les chats, je n'aime pas qu'on me change mon environnement, ni mes habitudes visuelles ou géographiques.

        C'est pour cela que j'aime avoir du temps pour m'approprier l'endroit où je vais passer la nuit et où je vais faire ma toilette.

        Voilà chose faite.

        Nous organisons une pasta party inopinée dans la ville fortifiée de St Malo. A la base nous voulions manger du riz et des moules (ça change des féculents ! .....non ? ....ah ben tant pis alors).

        Finalement après moults tergiversations auprès des différents patrons de restaurants rencontrés, nous arrivons finalement à obtenir des moules avec des pâtes (wééé, encore !!!). Heureusement les moules me remettent du baume au coeur et nous repartons le ventre rebondi et tendu comme une baudruche vers notre hôtel pouilleux (bon j'exagère, il était correct, mais étant donné son nom ("le relais de trucmush" ) et la photo sur le site je m'attendais à un charmant cottage en pleine campagne bretonne et nous nous sommes retrouvés dans un hôtel/bar/PMU en bord de nationale).

        Peu importe, je tombe de sommeil et me laisse bercer par Morphée sans résistance dès que ma tête rencontre l'oreiller.

        Il doit être 22 h 00 et nous avons programmé le réveil pour 6 h 00.

        Le départ de la course a lieu à 9 h 30, mais il faut le temps des préparatifs (je vous passe les détails peu ragoûtants, et pis non tiens : en fait il faut prendre le temps d'aller se vider aux toilettes, car sinon la course risque d'être fort douloureuse) et surtout nous devons prendre une navette à 7 h 30 à Combourg pour nous amener à Dol.

        ça y est il est l'heure, j'entends du mouvement dans l'hôtel c'est sûrement l'hôtelier qui prépare le petit déjeuner.

        Je saute sur ma montre pour contrôler que je ne suis pas en retard sur le timing et m'aperçois qu'il n'est que.......... 2 h 45.

        Zut, faut que je dorme si je ne veux pas compromettre la course. Aller, dors je le veux, mais tu vas dormir oui !!

        5 h 53, mes yeux se rouvre tout seuls, cette fois c'est la bonne je peux me lever.

        Je suis surprise tout de même d'être si peu stressée, je pense que je n'y crois tellement pas à ce semi, que j'arrive à me déconnecter un peu. En tout cas je suis super en forme.

        Pas de petit déj pour les héros (le patron ne le sert qu'à 9 h 00 le dimanche) - hmmm pas de gatosport non plus - c'est pas gagné pour mettre toutes les chances de notre côté.

        6 h 50 nous prenons la voiture en direction des transports Bélier qui font la navette entre Combourg et Dol.

        Il fait frais ce matin, mais déjà on peut s'apercevoir que la journée sera belle et chaude. Le soleil darde au loin  et quelques vapeurs terrestres dansent à l'horizon.

        Je suis en short et tee-shirt avec une polaire. Mais se pose un problème. Comment faire pour ramener le pull, une fois la course entamée (le porter 2 heures minimum autour de la taille, me semble risqué). Heureusement Tugdual (qui a l'habitude des courses) a pensé à emmener des sacs poubelles.

        Je m'épluche, alors, de mon moelleux cocon de chaleur pour plonger dans le froid et accessoirement dans la poubelle où j'ai pris la précaution de faire un trou pour sortir ma tête (s'agit de respirer tout de même).

        je positionne mon porte gourdes autour des hanches (sinon il remonte quand je cours et ça m'ENERFFE), ainsi que mon ipod bourré de musiques dont le rythme est censé m'aider.

        Je planque mes bras sous la poubelle pour marcher en direction du bus.

        Il est presque plein comme un oeuf (le bus, pas le sac) mais il reste quelques places au fond (elles seront pour nous).

        Au premier rang, Jésus m'inspecte de haut en bas (c'est vrai que je porte un sac poubelle avec une casquette portant l'illustre emblême de la course "Escape from Alcatraz" gagnée -la casquette par la course- par Tugdual en 2005 - peut-être pense t'il que je suis celle qui l'a gagnée). Je l'observe à mon tour. Pensez donc, Jésus redescendu parmi les mortels et présent pour mon premier semi (c'est normal, nous entretenons des relations privilégiées lui et moi, mais si, mais si !!!) je suis tout de même un peu émue.

        Mais en fait en lieu et place de Jésus, ce n'est juste qu'un homme d'un certain âge, avec longues barbe et cheveux blancs. Tant pis, je prends ça pour un signe positif (tout est bon pour se motiver et garder la foi).

        Une fois assise c'est à ce moment que je m'aperçois de l'odeur qui règne. Comment peut-il y avoir une odeur de sueur si forte, alors que personne n'a encore couru ? le stress des participants ? l'hygiène douteuse des participants ? je n'arrive pas à me l'expliquer. L'odeur est telle que je me mets à me renifler les aisselles discrètement car j'ai l'impression qu'elle émane de moi (ouf , heureusement non, moi je sens la violette).

        En Apnée pendant 20 min, le stress ambiant m'oppresse. La pression est presque palpable et chacun se jauge. J'imagine déjà leur questionnement intérieur : "celui-là à l'air meilleur que moi, et celui-ci je n'en ferai qu'une bouchée, etc."

        Je déteste ces instants qui précèdent une compétition. Je le comprends de la part d'Athlètes de haut niveau dont c'est la profession, mais nous pauvres joggers du dimanche, quelle rivalité, quelle compétition ? Pour ma part, juste celle de me dépasser, de vivre une expérience enrichissante sur le plan personnel.

        Je n'ai décidément pas l'esprit de compétition. c'est d'ailleurs peut-être ça qui sent si mauvais après tout.

        7 h 50 : Voilà Dol sous nos pieds, j'ai froid et j'ai super la dalle. Heureusement un bistrot est ouvert et nous accueille dans son ventre chaud. C'est un bar des sport / PMU. Nous avons donc droit à la retransmission des moments clés des matchs et aux réponses haletantes des sportifs embrumés dans leur asphyxie post effort. Sportif, au bord du désespoir d'avoir encaisser autant de buts en si peu de temps. Sportifs, à qui le reporter demande une analyse, claire, concise et détaillée (si possible avec graphique et powerpoint) et dont la question qui le taraude, qui nous taraude est la suivant : "Mais pourquoi, non de dieu, son équipe s'est vautrée avec tant de complaisance dans la fange de la médiocrité footballistique, hein, hein tu vas parler hein, tu vas parler salaud??"

        Voici donc la Messe qui se déroule sous nos yeux et qui coule dans nos oreilles, telle une diarrhée de nouveau né. Cérémonie suivie religieusement par les habitués dévoués corps et âme au grattage de jeu, à la lecture du quotidien local et aux salutations dominicales et matinales de leurs homologues homo-sapiens (enfin ça y ressemble), eux aussi, échoués sur cet îlot - havre de paix dont la mégère n'a pas le droit de fouler le plancher et qui leur assure quelques heures de tranquillité virile-

        mais je m'égare.

        Le bistrotier est bonhomme est nous sert de larges tartines de baguettes fraîche accompagnées de chocolat au lait fumant.

        Ce repas me réchauffe le coeur et l'âme et je suis maintenant plus encline à trouver grâce à nos voisins (ah ben non, décidément pas).

        Le soleil pointe timidement ses rayons sur la place et maintenant, telle une fourmilière excitée, les compétiteurs sillonnent à menues foulées et en tout sens les abords du bistrot.

        Il est temps de se lever et d'aller se mêler à cette étrange secte.

        Toujours habillée de mon sac poubelle, cette fois-ci je me réchauffe très rapidement car le noir de mon habit concentre la chaleur sur moi.

        Cela me ravigote et nous partons pour un petit footing d'échauffement.

        Après 800 mètres, nous décidons d'attendre le vrai top départ du footing d'échauffement de 2 kms qui doit nous amener à la ligne de départ.

        Déjà les coureurs se regroupent et toujours cette tension, cette électricité dans l'air qui m'insupporte. Je décide de l'ignorer et surtout je la combat intérieurement pour qu'elle ne m'atteigne pas.

        ça y est le jogging est lancé. Pfff, mais qu'est-ce qu'ils leur prend à tous, sont malades ? ils partent comme des bombes. j'ai envie de leur crier "eh oh c'est pas la course, ralentissez !!". Bon finalement, je préfère ralentir moi-même (déjà une pointe de côté, bande de barjots). et je trotinne tristement vers le départ.

        Tristement car je ne me sens pas au niveau, et que j'en ai marre que chaque fois les gens de mon niveau n'ose pas s'inscrire à ce genre d'événements. Je me sens bien seule.

        Je décide de me mettre en queue de peloton pour ne pas gêner les super-coureurs et aussi pour ne pas me faire piétinée ou bousculée.

        9 h 34 : le départ est lancé et tels de petits spermatozoïdes à la conquête de l'ovule roi, nous flagellons à brides rabattues en direction de Combourg.

        Nous voilà sur la première bosse du parcours (et des bosses il y en aura).

        Mais voilà il faut tenir 21 kms, donc hors de question pour moi de démarrer sur des chapeaux de roues. Voilà que la voiture balaie nous pousse presque comme une pelle ramasserait les miettes restées après un bon repas.

        Le bruit du moteur me gêne et je décide d'accélérer un peu pour ne plus l'entendre.

        Chemin faisant, j'aperçois en face de moi, quelques personnes qui semblent susceptibles d'être des compagnons de route, mais surtout des lièvres, des meneurs d'allure.

        J'en prends deux dans ma ligne de mire et je m'accroche à leur baskets.

        3 kms de courrus et déjà l'écart se creuse avec les tous derniers (c'est déjà ça de pris).

        4 kms : et je vois un abandon, sûrement un problème physique, l'homme se masse la cuisse - quel dommage - je me sens triste pour lui.

        les kilomètres s'enchaînent et les côtes aussi, je me sens bien musculairement, mais par contre le souffle me manque un peu, je ne suis pas aussi à l'aise qu'en entraînement. Il faut dire que je pousse un peu mon petit moteur. A vrai dire je veux réussir une performance et cela malgré les côtes.

        Je décide d'attaquer psychologiquement mes partenaires en les doublant dans les côtes. J'apprendrais un peu plus tard, que ça a énervé Tugdual, qui avait peur que j'épuise mes réserves avant la fin.

        6ème kilomètre : il me propose de mener mon allure, apparemment je suis un peu chien fou fou et ma vitesse n'est pas constante (il est vrai que je fais comme en entraînement, je m'amuse à courir plus vite et après je me repose en trottinant).

        Voilà que Tugdual donne le tempo de nos foulées - on aura tout vu, lui qui ne sait pas danser et qui me donne des cours de rythmes à moi l'ex-danseuse - mais je dois admettre que sa technique m'aide à économiser de l'énergie. Energie qui me sera nécessaire en bout de course.

        8ème kilomètre : mince : envie de pipi. Pourtant j'ai fait en sorte de ne pas trop boire avant le départ, mais malgré tout, il faut que je m'hydrate pendant la course, d'autant plus que le temps est au beau fixe et que ça cogne dur maintenant.

        Tant pis, je prends le parti de me retenir car les autres concurrents ne sont pas si loin et que je ne veux pas perdre une minute et puis j'ai pas envie de leur montrer mes fesses et s'il le faut vraiment, je préfère me pisser dessus que de m'arrêter.

        Je mange quelques Jelly Bean, car mon estomac sonne creux et je sais que si je l'ignore les crampes et maux de ventre à me scier en deux ne sont pas loin.

        Mais la digestion n'est pas mon fort pendant l'effort. Des bulles de gaz parcours mes entrailles et bloque mon diaphragme. Voilà la pointe de côté qui montre le bout de son nez.

        Nous sommes au 9ème kilomètre et je sors mon arme secrète anti point de côté.

        Je dégrafe ma ceinture porte gourde, la positionne à l'endroit douloureux et je la serre à mort.

        Voilà mon ventre maintenu et la douleur s'assourdit.

        Je reprends du poil de la bête et continue à mouliner mes jambes en calquant mon pas sur celui de mon compagnon.

        Quelques ravitaillements plus loin je regarde mon GPS et m'aperçois que nous avons fait 12 kms (plus de la moitié, ça me ragaillardi) et en plus je n'ai pas de douleurs musculaire ou tendineuse (pas de syndrome de l'essuie glace en vue, merci à mon podologue et mes semelles magiques).

        Toujours dans ma ligne de mire les deux phares du début, mais je commence à m'impatienter et surgit au fond de mon ipod, le fameux "Eye of the Tiger".

        Je pense à Rocky, à Adrian et des ailes me poussent dans le dos (je sais que c'est complètement ringard cette musique mais j'y peux rien, ça me donne envie de me battre : Adriaaaaaaaaaaane). J'augmente la vitesse et double mes deux petits lièvres en l'occurrence (une mamie et un papy : il n'y a pas de petites victoires).

        2 autres groupes me font de l'oeil : un couple qui a eu le culot de nous doubler au 8ème kilomètres (ça m'a nargué et j'ai l'esprit de revanche) et une famille composée de 2 filles et des parents.

        Ils sont maintenant éclatés et une des filles ainsi que la mère me semble accuser des traits de fatigue.

        Hé hé, moi je me sens encore en forme et il faut que je les rattrape.

        Tel un cheval pressé, je piaffe lorsque Tugdual me stoppe dans mon élan. Il reste encore 7 kms à parcourir et ce n'est pas gagné. Le mur m'attend peut-être dans 2-3 kms si je ne me contiens pas.

        Frustrée, je fais contre mauvais fortune, bonne figure et écoute la voix de la sagesse.

        Il me promet qu'après le 15ème kilomètre j'aurai le droit d'accélérer.

        Bon je fais la fiérote mais il faut dire que je sens bien qu'il ne faut pas non plus que la course s'éternise car mes mollets commencent à se durcir (satanées côtes et faux plats qui jalonnent ce foutu parcours de dingues).

        14 kms et cela fait déjà 1 h 24 que je courre. Je suis déjà fière de moi, car j'ai mis 4 min de moins par rapport à mon meilleur entraînement - je me dis en mon for intérieur, il faut que tu tiennes, tu ne lâches rien, t'es une grimpeuse, putain de côte je serais plus forte que toi -

        Voilà nos amis (le couple) qui donnent des signes de faiblesse, la femme s'arrête un peu avant le ravitaillement et a du mal à repartir, son mari est en super forme, mais il est là pour l'aider. Moi j'ose même pas m'imaginer m'arrêter pour me ravitailler, je prends les quartiers d'orange et les abricots secs à la volée, car si je stoppe ne serait-ce qu'un instant, mes jambes vont se transformer en pierre et je ne pourrais plus les soulever.

        15-18ème kilomètres : j'ai mal au ventre, non pas la diarrhée ! Je sers les mâchoires et interdit formellement à mon corps de m'importuner de la sorte. ça fonctionne, les coliques s'estompent, je reprends confiance, nous voyons le clocher de Combourg à l'horizon. Je sens mes forces s'amenuiser trop rapidement. Je décide de donner un bon coup d'accélérateur, car il faut que j'arrive très très prochainement avant de craquer.

        Vivement le 19ème kilomètre car c'est la dernière côte et elle n'est pas petite.

        Nous avons enfin mis de la distance avec les personnes que nous avons doublées mais nous voilà maintenant seuls pour terminer.

        Nous empruntons un bras de chemin sur une nationale et les barrières nous interdisent le bitume, il faut courir sur l'herbe en côte. J'ai l'impression que mes pieds avancent dans un plat de semoule. je n'arrive plus à rebondir, à les soulever, je lutte, je n'ai jamais été aussi loin.

        Voilà le panneau Combourg, mais mon cerveau manque d'oxygène et je n'arrive pas à interpréter ce que je lis, Tugdual vient à ma rescousse et m'indique la direction.

        Je sers les points, le ventre, la machoire, c'est ma volonté maintenant qui me guide.

        Bien m'en a pris de l'écouter toute à l'heure et de ne pas dépenser inutilement mes précieuses calories. C'est maintenant que la course se joue et c'est dur, car je n'ai plus d'énergie.

        Nous voilà au 20 ème kilomètre, je passe les transports Bélier qui ce matin nous avaient emmenés (dans ma tête c'est une première victoire, nous sommes revenus au point de départ).

        Il reste 1, 1 km. Je n'y arriverai pas, le souffle me manque, mes jambes ne répondent plus, j'ai mal dans ma chair, dans mon ventre, dans ma tête, dans ma poitrine, mes poumons sont en feu (je fais un peu d'asthme à l'effort). Je tousse et penche la tête : qu'on m'abatte !!

        Un organisateur me fait signe et me montre 3 doigts, j'ai peur de comprendre : resterait-il 300 mètres. Mais c'est rien 300 mètres, et j'ai l'impression qu'il me demande de faire 300 kilomètres.

        C'est trop loin, c'est trop dur. Heureusement nous sommes en centre ville et il y a du monde. 2 petits enfants nous tendent la main pour qu'on la claque au passage.

        Je m'essuie subrepticement dans mon tee-shirt trempé et tapote la main de chacun.

        Des gens nous encourage, je monte le son de la musique, c'est elle qui me maintient debout, j'écoute propellerhead, les sons répétitifs accompagnent la répétition des foulées.

        reste 100 mètres et je vois s'élever devant moi une dernière bosse, une bosse que je n'avais pas imaginée, une énième et ultime montée qui fini d'achever mon moral.

        Je m'écris : "Putain encore une côte" - je crois que si à ce moment l'organisateur de la course avait été près de moi, je l'aurais mordu au sang.

        Je vois le panneau 50 mètres et j'entends les hauts parleurs, je coupe le son.

        50 mètres qui en paraissent 500. J'essaie de courir plus vite - plus vite je cours, plus vite la douleur cessera.

        Le commentateur annonce mon numéro de dossard et mon nom et bien sûr se trompe dans la prononciation. J'ai envie de lui crier "mais NON, c'est pas LORINO, mais
        L O Z I N G O (lo zinc go)" tant pis, il échappera à mon courroux, j'ai pas le temps, ni le courage.


        je fonce dans le goulot d'étranglement où l'on me tend des prospectus pour de futures courses ( je n'ai même pas vu la ligne d'arrivée, je croyais que c'était au bout du couloir).

        Une petite fille me tend un sac de victuailles et j'oublie d'éteindre mon timer.

        Je ne sais même pas quel temps j'ai fait.

        Je titube jusque sous un arbre à l'ombre, éventre mon sac et plonge le nez dans le yaourt - le meilleur yaourt de ma vie - je n'ai plus mal, la faim s'estompe au fur et à mesure que le délicieux nectar lacté envahit mon estomac et Tugdual surgit au détour de l'arbre qui m'abrite en me tendant fièrement le tee-shirt qu'il a gagné (faut que j'aille récupérer le mien) et m'annonce mon temps.

        Non seulement je l'ai bouclé ce semi, mais en plus j'ai explosé mon objectif (2 h 15 / 2 h 30 prévu initialement sur du plat) - J'ai fait -

        Nous avons fait :


        2 h 08 min



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        Comme je l'écris dans l'article cette course est bien vallonnée:

        Profil Dol-Combourg

        Résultats Détaillés:

        • 21.1 Km

        • 2h08mn

        • 6:04 min/km

        • 146 bpm (Tugdual)